Agriculture : naissance officielle du service de remplacement et du groupement d’employeurs

lundi 22 août 2011

Un peu d’histoire pour mieux comprendre le présent : retour sur la création des associations qui portent aujourd’hui le service de remplacement et le groupement d’employeurs. Voici donc le faire-part de naissance de ces 2 services qui vont faciliter le quotidien des agriculteurs de Berg et Coiron ainsi que l’interview du premier "papa"...

Les deux jumeaux sont nés vendredi 2 avril 2010 à St Pons, entourés des parents bien entendu (près de 20 agriculteurs), de Jean-Paul Roux président de la communauté de communes, Jean-François Crozier (vice-président chargé de l’agriculture), et de Cécile Lalaque de la Chambre d’Agriculture qui a activement participé à la création des 2 outils.

Quels sont donc les signes distinctifs de ces nouveaux-venus sur la scène agricole de Berg et Coiron ?
- le service de remplacement, à vocation sociale, vise, comme son nom l’indique, à remplacer les agriculteurs lors d’accident ou maladie, congés, formations...
- le groupement d’employeurs, à vocation plus économique, fera intervenir du personnel sur les exploitations agricoles pour faire face aux surcharges de travail. JPEG - 1.3 Mo

Ces 2 services sont donc portés par 2 associations, qui, pour plus de simplicité, portent le même nom (du Coiron au pays de Berg), et ont un seul et même conseil d’administration (voir l’interview du président ci-dessous).

Les administrateurs ont fait démarrer les 2 outils au mois de juin 2010, et ont notamment recruté les futurs salariés qualifiés qui interviennent depuis sur les exploitations viticoles ou d’élevage du Coiron au pays de Berg !

Pour plus de renseignements sur ces services, cliquez ici, ou contactez Emmanuel Fitte au 04 75 94 07 95 ou par courriel.

L’interview de Jean-François Crozier, président des associations "groupement d’employeurs" et "service de remplacement" :

Tout d’abord, quelle place représente l’agriculture dans l’activité économique de Berg et Coiron ?

Une grande place ! Nous avons travaillé sur cette question avec la Chambre d’Agriculture. Aujourd’hui, l’agriculture représente plus de 300 emplois directs dans nos 14 communes, et environ 7 millions d’Euros de chiffre d’affaires annuels pour les principales filières (viticulture, arboriculture, élevage…). De plus, l’activité agricole offre un débouché pour bon nombre d’entreprises du territoire (entreprises d’approvisionnement, caves coopératives…).

Justement, à quels enjeux l’agriculture de Berg et Coiron doit répondre actuellement ?

JPEG - 114.9 ko 2 enjeux principaux : le premier est lié à la forte hausse de population, +45% depuis 1970. Le besoin de terrains constructibles se fait donc sentir sur le territoire. L’agriculture est très liée à cette question de croissance urbaine : la préservation des bonnes terres agricoles et l’organisation des exploitations peuvent en effet être fragilisées par une urbanisation mal maîtrisée (conflits d’usage entre agriculteurs et habitants, exploitations coupées en 2…). Il est donc impératif que l’agriculture soit bien prise en compte dans les projets d’aménagements des communes ! Le second enjeu est lié au maintien et au renouvellement des exploitants agricoles. Pour conserver les agriculteurs en place et attirer de jeunes exploitants, il est nécessaire d’améliorer le quotidien de leur métier.

C’est donc l’objectif de ce nouveau service de remplacement qui s’adresse aux agriculteurs ?

Exactement. Après avoir conduit cette étude sur la place de l’agriculture, le but de la communauté de communes est de soutenir la mise en place de services qui répondent aux besoins des agriculteurs : aujourd’hui un service pour faciliter leurs activités extraprofessionnelles (loisirs, congés, formations, maladie…), demain un service pour un complément de main d’œuvre sur l’exploitation, lors de surcharges de travail. De façon plus générale, l’objectif du service de remplacement est de faciliter l’organisation du travail et des temps libres ou extraprofessionnels des agriculteurs, et d’aider à trouver et garder une main d’œuvre qualifiée.

Pouvez-vous nous expliquer comment va fonctionner ce service ?

C’est très simple. Les agriculteurs intéressés nous transmettent dans un premier temps leurs besoins. Puis la communauté de communes coordonne la mise en place du service avec l’aide de la Chambre d’Agriculture et la fédération départementale des services de remplacement. Ensemble, avec les agriculteurs, nous établissons un planning prévisionnel (horaires et lieux de travail des futurs salariés du service). L’étape suivante est la constitution d’une association qui va porter le service de remplacement. Cette association sera composée de tous les agriculteurs intéressés par le service. Enfin, c’est l’association qui, en fonction du planning déjà établi, va recruter les salariés qui travailleront sur les exploitations agricoles de nos 14 communes.

Parlons chiffres, combien ce service va coûter aux agriculteurs ?

Chaque agriculteur adhérent au service va payer à l’association sa quote-part des salaires et charges en fonction du temps de mise à disposition du personnel qui travaillera sur l’exploitation. Pour être concret, voici le coût moyen (salaires + charges + charges de fonctionnement du service de remplacement) restant à payer à l’agriculteur pour un salarié qualifié : environ 65 € par jour pour un remplacement pour cause de formation, maladie, congés de l’agriculteur. Ces chiffres sont ceux observés en moyenne en Ardèche. Il faut bien sûr prendre ces chiffres avec prudence, car ils dépendent des subventions (Conseil Général, MSA, Etat…) et des taux d’exonération de charges qui existent pour soutenir ces outils. La communauté de communes participe à la mise en place du projet en mettant à disposition du temps de travail de ses agents et en finançant l’intervention de la Chambre d’Agriculture.

Savez-vous déjà quand ce service de remplacement va pouvoir débuter ?

Nous en sommes actuellement à la réalisation du planning, à la constitution de l’association et aux demandes de subvention. Une fois ces étapes franchies, le service devrait pouvoir débuter au mois de juin prochain. Nous travaillerons ensuite sur un nouveau service, groupement d’employeurs, qui permettra aux agriculteurs d’avoir à disposition des salariés qualifiés comme complément de main d’œuvre, pour faire face aux surcharges de travail.

Dernière question, les agriculteurs intéressés peuvent-ils encore s’inscrire pour bénéficier de ce service ?

Bien sûr ! Tous les agriculteurs de nos communes ont été consultés depuis l’été dernier, et pour ceux qui ne se sont pas encore manifestés, ils peuvent le faire (rapidement !) auprès de la communauté de communes.

Contact : Emmanuel Fitte, au 04-75-94-07-95, ou par mail


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